Synopsis (extrait)
Ce film fut réalisé dans le cadre des deux premiers volets de la série d’événements AKTION DRAWING créée et mise en place par Maki Shimizu.
« ... voilà, tu travailles à la maison, tu es très seul », dit Manuele Fior dans le documentaire. Comment remédier à la solitude de l'activité des illustrateurs, qu'ils soient graphistes, dessinateurs de B.D, affichistes, peintres, story-boardeurs ? Maki Shimizu a imaginé comment les réunir le temps d'une soirée, d’un happening, d’un moment.
Aktion Drawing est un espace de création où, à travers une série d'exécutions, différentes expressions interagissent. Pour Maki, le concept Aktion Drawing est né d'une nécessité.
Interaction entre les dessinateurs :
À travers Aktion Drawing, Maki crée un espace d’expression libre où le dessin unifié naît des différents styles et émotions de chaque artiste : un “dessiner-ensemble”, avec toute sa beauté et ses problématiques plastiques.
Interaction avec la musique :
Des musiciens jouent en interaction avec les propositions graphiques des dessinateurs. Chacun module, qui son style, qui son rythme, suivant les émotions et vibrations partagées.
Interaction avec le public :
Ces événements sont ouverts à tous. C’est une expérience émouvante pour un visiteur, rarement spectateur d’un dessin en création live, puis invité à participer s’il le souhaite. Son immersion se fait de façon très naturelle et spontanée grâce à une ambiance détendue et sans prétention, propre à la personnalité et au dévouement de Maki.
Les actions organisées par Maki suivent le rythme de ses pérégrinations. Ainsi le premier Aktion Drawing prit place à Paris en janvier 2009. Cinq artistes, de styles et de milieux différents se sont exprimés avec une grande générosité humaine et graphique. Le résultat, de grandes fresques harmonieuses et intenses, était spectaculaire.
« Pour moi c’est une question de laisser son dessin ouvert » nous explique Luigi Critone dans le documentaire. « (…) s'arrêter à un moment avant, après l’autre peut intervenir, ça ne fonctionne pas toujours, ce n’est pas automatique. Mais quand ça marche c’est très intéressant. Tu peux alors entrer en contact avec le travail de l’autre. »
Par la suite, l'atelier-galerie Musenstube à Berlin accueillit la deuxième rencontre, plus étalée dans le temps, où trois groupes de musiciens se sont succédé. Les visiteurs furent également invités à dessiner.