Skizzenfestival Initiator Sylvain Mazas eröffnete mit gemischten Gefühlen die Ausstellung: "Wir haben viel Zeit und Kraft in dieses Festival gesteckt, es gab wirklich echte Tiefpunkte. Aber als das Festival begann und wir die Früchte unserer Arbeit sehen konnten wurden aus den Tiefpunkten Höhepunkte."
Besonders die kleinen Sachen bereiteten Mazas große Freude: "Die Schirmherrschaft des Oberbürgermeisters oder einfach die Tatsache, dass Teilnehmer, die schschon wieder zu Hause in Berlin waren, zurückgekehrt sind - einfach genial."


«Etre-au-monde», «travailler ensemble» :

des leitmotivs de Dasein Projekt  fortement présents dans le Skizzenfestival,

faisant toute la richesse de l'événement.

DASEIN*3 : IT'S ABOUT SKIZZEN

Reportage - 26 min - Dir : Estelle Beauvais




Sous Titres en cours d’élaboration/Untertitel in Erarbeitung

Croquez la pomme


Dans la traversée fulgurante entre l'étincelle (le « j'ai une idée ») et le début de sa recherche formelle : - l'œuvre à venir sera-t-elle, entre autres, peinture, sculpture, objet, illustration, architecture, une étape dans un projet plus vaste? - Entre cette réalisation et la recherche de la maîtrise, vient le croquis.

Fait rapidement, à main levée, sans recherche de détails et d'après nature, il est initialement un exercice permettant à l'artiste d'affiner et d'entretenir le rapport entre sa perception visuelle, son esprit de synthèse et sa motricité manuelle. Mais le croquis reste une prémisse à  Autre chose, il est à la base préparatoire et fonctionnelle dans le domaine de l'art.

Ce que propose le Skizzen Festival est donc tout à fait surprenant : revisiter la pratique du croquis, l'exacerber afin de lui accorder une autonomie par rapport à l'œuvre qui est sensée lui succéder : le crobard devient l'œuvre d'art.


Festival vif et enjoué, il vit à travers la capture de l'ensemble d'une ville part coups d'œil et clins de crayons, malicieux et subtils. On ne sait plus d'où jaillit l'idée : de la sensation ou de l'esprit. Le regardeur, pris dans une frénésie, fait corps avec l'environnement.

Et quand la pointe d'imagination inhérente à chacun vient s'en mêler, ce sont les distances qui se réduisent, entre l'objet vu et celui que l'on s'apprête à croquer. Est-ce bien le même?

L'espace public devient poétique, à force de regards créateurs, qui virent à la traque de l'élément, du point de vue - une rue, un toit, une gouttière, un arbre...- afin de se l'approprier, et alors de le transformer, à force de répétitions.

Quelque chose d'obsessionnel habite le croqueur. Poussé à une réactivité sensible extrême, sa réalisation devient nourricière.


Il ne caresse pas il mord, un peu comme si vous trouviez une couleur tellement belle que vous ne pourriez rien faire d'autre que la manger...


Caroline Boudehen

Dasein Projekt s'intéresse cette fois à la deuxième édition du Skizzenfestival, qui s'est déroulé du 20 au 30 juillet à Straslund (Allemagne).


Ce festival de croquis (« skizzen » en allemand), est né d’une idée originale de Sylvain Mazas, son organisateur. Il s'agit de réunir pendant 10 jours des artistes qui ne se connaissent pas ou très peu, et de penser un cadre leur permettant de dessiner ensemble du matin au soir. Le principe du festival pourrait se résumer en une phrase : « Si veux mieux dessiner, tu dois dessiner ce que tu vois ». Serinée à Sylvain lorsqu'il était enfant, elle illustre l’importance du regard dans le croquis. Un regard en constant mouvement, qui n'a de cesse d'aller de la feuille de papier, au monde qui l'entoure. Un regard qui décèle dans les objets les plus banals des possibilités à explorer, à mettre en valeur.

Pour les participants, c'est une expérience hors du commun qui leur permet d'approfondir, ou de redécouvrir des sensations du dessin, parfois perdues dans la pression des commandes, ou même de la vie quotidienne. La rapidité et l'intensité exigées par le croquis peuvent aussi faire évoluer leur manière de dessiner vers des lignes plus fortes et concises. Mais le croquis est surtout le lieu d'une perpétuelle expérimentation pour ces artistes. C'est un moyen d'exercer leur liberté et leur créativité en essayant de nouvelles techniques, en tentant de recréer l'atmosphère du moment présent…


Le Skizzenfestival s'inscrit parfaitement dans le concept de Dasein Projekt. Il permet en effet à ses participants de prendre conscience du lien qui les rattache au monde qui les entoure. Par l'observation que nécessite le croquis, ils sont en mesure de comprendre qu'ils sont des êtres ici et maintenant, en relation étroite avec leur environnement.  Ils peuvent ainsi développer ce rapport si complexe entre intériorité et extériorité, et saisir la nature des choses de manière privilégiée. Le statut du croquis est alors remis en question, car il n'est plus seulement caractérisé par son aspect inabouti, mais par une compréhension attentive et inédite des choses, qui le place dans la catégorie d'un art à part entière.

        Le festival est en outre l'occasion de recréer une communauté entre des individus qui ne se connaissent pas au départ, qui ne parlent pas la même langue, et dont les horizons et les objectifs sont parfois radicalement différents. Les liens humains y sont particulièrement forts, car les personnes trouvent le moyen de communiquer ou de se découvrir par le dessin et le regard.


«Etre-au-monde», «travailler ensemble» : des leitmotivs de Dasein Projekt fortement présents dans le Skizzenfestival, faisant toute la richesse de l'événement.


Anne-Laure Desbois. 

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Reportage réalisé dans le cadre du Skizzen Festival in Stralsund (Germany)

du 20 au 30 juillet 2009.

Evénement organisé par Sylvain Mazas


Estelle Beauvais : Réalisation/Régie, Prises de vues/Video Shooting, Interviews, Montage, Etalonnage/Kalibrierung, PostProduction


Jef Guillon : Réalisation générique/Vorspann

 

Michi Shaffner : Interprète,  Dolmetscherin

Musiques/Musik

(Ordre Chronologique)

Tagadam Macadam Jef Guillon (Champagn’Tagada)

Les Jolies choses (intrumental) Jef Guillon (Aokky)

Entantillages (intrumental) Jef Guillon (Aokky)

Lapin, eau et Lumière Jef Guillon (Champagn’Tagada)

De la Poésie Jef Guillon + Agnès (Aokky)

Cheveux d’Ange (intrumental) Jef Guillon (Aokky)

huebschaberdumm Katze

 

Liste des artistes interviewés/Künstler :

Sylvain Mazas, Sebastian Lörscher, Parastu Karimi, Till Lassman,

Tom Henni, Anaïs Edely, Peter Gill, Katja Qualmann & Louise,

Maki Shimizu, Catherine Maret, Elena Albertoni, Jean Mazas,

Annette Köhn, Damien Roudeau, Maman de Sylvain


Liste des lieux filmés/Orte :

Hostel Stralsund, Speicher Laden

CREDITS

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Man bekomme so viel Energie zurück. Jeder Tag hat sich gelohnt. "Wir haben ein engagiertes Team, das mit aller Kraft und allem Mut versucht hat, dieses festival auf die Beine zu stellen", resümiert Sylvain Mazas. Das Festival stand nun auf eigenen Beinen. Unter "Skizzenfestival e. V. " stehe die Veranstaltung nun auf eigenen, wenn auch noch etwas wackligen Beinen.
Auch OB Alexander Badrow fand Gefallen an den Kunstwerken. "Das ist eine ganz tolle Sache. Besonders in einer kleinen Stadt wie Stralsund hat sich das SKizzenfestival super etabliert." Am Erfolg habe er keine Sekunde gezweifelt. "Ich bin sicher, das Festival wächst in den kommenden Jahren noch mehr."       

Die Ausstellung ist im Speicher am Katharinenberg noch bis zum 15. September zu sehen. Jetzt geht das Stadtleben in Stralsund weiter, doch die Erinnerungen an konzert-, bild- und kunstreiche zehn Tage bleiben bestehen und damit auch die Vofreude auf ein weiteres Skizzenfestival im nächsten Jahr.

Anna Hansen

Trafics humains